Comité directeur

Alan Evans

Sean Hill

J.B. Poline

Jane Roskams

Bartha Knoppers

Nikola Stikov

Rachel Harding

Pierre Bellec

Paul Pavlidis

Stephen Strother

Jessica Stone

Alan Evans

Alan Evans est Professeur James McGill de neurologie et de psychiatrie à l’Université McGill. Sa recherche porte sur l’imagerie cérébrale multimodale et la modélisation de réseaux structures (www.mcin.ca). Il est codirecteur du Centre Ludmer pour la Neuroinformatique et la Santé Mentale, qui utilise le calcul de haute performance afin d’intégrer l’imagerie, le comportement, et les données génétiques à la recherche en neurodégénérescence et neurodéveloppement.

En 2014, le Dr Evans a reçu le Prix d’Innovation et d’Excellence Dr Jean-A.-Vézina et le prix canadien Margolese Human Brain Disorders, et était un des scientifiques les plus cités au monde (Clarivate) dans le domaine de Neuroscience et Comportement (146 384 citations; dans la tranche supérieure de 1 %). En 2016, il a reçu le Prix Wilder-Penfield du Québec. Il est membre de la Société Royale du Canada et a présidé l’Organization for Human Brain Mapping (OHBM) en 2017. La même année, il a reçu la Médaille commémorative du 150e anniversaire du Sénat, a été classé 6ème dans la liste des dix neuroscientifiques les plus influents de l’ère moderne par le journal Science et a été accueilli à titre de membre de l’Académie Canadienne des Sciences de la Santé. En 2018, Dr Evans a reçu le Prix Heinz Lehmann pour ses services rendus à la neuropsychopharmacologie, la Chaire Victor Dahdaleh en Neurosciences et le Prix du Mentor Scientifique du Club de Recherches Clinique du Québec. En 2019, on lui a offert le OHBM Glass Brain Award pour l’ensemble de carrière. Actuellement il est Directeur Scientifique du projet Cerveau en Santé, Gage d’une Vie en Santé, un projet basé à l’Université McGill et soutenu par le Fonds d’Excellence en Recherche Apogée Canada (FERAC) à hauteur de 84 millions de dollars. Il est également Directeur Scientifique de la Plateforme Canadienne de Neuroscience Ouverte (PCNO), qui se sert des plateformes LORIS (base de données multimodale) et CBRAIN (calcul de haute performance), développées au MCIN.

Sean Hill

Le Dr Sean Hill est le premier directeur du Krembil Centre for Neuroinformatics au sein du Centre for Addiction and Mental Health à Toronto (Canada). Il est également professeur titulaire à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse). Il est spécialisé en neuroscience informatique. Après des études postdoctorales à San Diego et au Wisconsin, il a rejoint l’équipe de bio-informatique de IBM Research. Il a dirigé le développement de plusieurs infrastructures et d’initiatives neuroinformatiques à grande échelle, dans le cadre du Blue Brain Project et du European Human Brain Project, et a été directeur exécutif et scientifique de l’International Neuroinformatics Coordinating Facility à Stockholm. Ses recherches portent sur les fondements cellulaires des états du cerveau, et plus particulièrement sur les circuits thalamo-corticaux. Il a développé de nombreux modèles à grande échelle des systèmes corticaux et cortico-thalamiques lors des états d’éveil, de sommeil et d’anesthésie. Les modèles de Dr Hill ont contribué à notre compréhension des mécanismes cellulaires et synaptiques qui sous-tendent divers états du cerveau.

J.B. Poline

Après un diplôme en génie et une maîtrise en biomathématiques, le Dr Poline a obtenu un doctorat en 1993 dans le domaine de l’analyse de l’imagerie médicale. Depuis 1990, Dr Poline travaille sur le développement de méthodes d’analyse de données d’imagerie fonctionnelle (principalement d’IRMf) et plus particulièrement sur les aspects de modélisation et d’inférence statistiques. Alors qu’il était boursier postdoctoral à Londres (1994 à 1996), il a co-écrit SPM, un logiciel d’analyse statistique d’IRMf très connu, et a développé des techniques innovatrices d’analyse de données. Il est en constante interaction avec des neuroscientifiques pour s’assurer que ces méthodes d’analyse répondent à leurs besoins.

Dr Poline a organisé et enseigné des cours d’analyse de données en neuroimagerie dans plusieurs pays. Il a été élu président des activités de formation de l’Organization for Human Brain Mapping en 2017. Au cours des dix dernières années, il s’est intéressé à la neuroimagerie génétique et a été chargé d’une grande base de données multicentrique dans le cadre du projet IMAGEN (2006 à 2011). Dr Poline a également co-organisé divers cours de neuroimagerie génétique.

Dans les années 2000, les activités du Dr Poline se sont tournées vers la neuroinformatique en tant que partie fondamentale de la neuroimagerie. Il préside le groupe de travail sur le partage des données de neuroimagerie de l’International Neuroinformatics Coordinating Facility (INCF) et a récemment été élu président du Council for Training, Science and Infrastructure de l’INCF. Pendant cinq ans, il a été co-rédacteur en chef de Frontiers in Brain Imaging Methods, journal qu’il a co-créé en 2012, en partie pour répondre aux besoins de reproductibilité et de développement de méthodes dans le domaine de l’imagerie cérébrale. Il s’est joint à l’Université de Californie à Berkeley en 2012 en tant que chercheur sénior. Il y a développé des méthodes pour l’IRMf à l’état de repos et l’imagerie génétique à l’aide de techniques d’agrégation, a donné des cours sur l’analyse de données de neuroimagerie en Python, et a travaillé à une meilleure compréhension et des solutions aux problèmes de reproductibilité en neuroimagerie.

Dr Poline est arrivé à l’Institut neurologique de Montréal, à l’Université McGill en tant que professeur associé en 2017 afin de travailler en neuroinformatique, sur la science ouverte et les méthodes d’imagerie cérébrale et génétique. Il est actuellement coprésident du Comité technique de la Plateforme canadienne de neuroscience ouverte (PCNO), codirecteur de NeuroHub, l’infrastructure neuroinformatique de l’initiative McGill Cerveau en Santé, Gage d’une Vie en Santé, et codirecteur du McConnell Brain Imaging Centre, Neuroinformatics Unit. En 2020, il a été élu président du Council for Training, Science and Infrastructure de l’International Neuroinformatics Coordinating Facility.

Jane Roskams

Au cours des dix dernières années, la spécialité de recherche de Dre Roskams, dans la régulation des anomalies de développement anormal du système nerveux et dans la récupération cérébrale, a évolué vers les façons de mieux profiter des données déjà générées dans des milliers d’études, c’est-à-dire vers la science des mégadonnées cérébrales. À l’heure actuelle, on peut la trouver à développer de nouvelles façons de relier les silos de données pour propulser la démocratisation de la découverte et à créer de nouvelles routes et plateformes de collaboration pour le partage et l’analyse de données ouvertes et accessibles. Dre Roskams a été directrice exécutive de l’Allen Institute for Brain Science jusqu’à récemment. Elle est devenue un leader respecté du mouvement pour les données ouvertes en neurosciences et est actuellement présidente du Comité de formation de la Plateforme canadienne de neuroscience ouverte (PCNO) et du comité Global Neuroinformatics Education and Training de l’International Neuroinformatics Coordinating Facility (INCF, Karolinska Institute).

Dre Roskams a également codéveloppé Mozak – une plateforme citoyenne de neurosciences basée sur le jeu, conçue pour que des équipes de personnes issues de la population générale participent à l’analyse de mégadonnées cérébrales, fournissant ainsi une nouvelle interface homme-ordinateur en boucle fermée pour améliorer l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle dans les découvertes en neurosciences. La plateforme Mozak, développée en collaboration avec Zoran Popovic (Université de Washington), a été subventionnée par la National Science Foundation (NSF) et les National Institutes of Health (NIH), et constitue le plus grand projet de neuroscience citoyenne financé par le gouvernement fédéral. En tant que cofondatrice du Cascadia Data Network, elle travaille également avec des scientifiques de données dans le cadre de plusieurs initiatives (notamment le Human Brain Project de l’UE, l’initiative BRAIN, la PCNO et diverses initiatives technologiques) afin d’élargir l’accès à la formation en analyse de données, pour améliorer notre compréhension de maladies neurologiques, et pour développer de nouvelles voies intégrant les données provenant des différents modèles (animaux, cellules iPS) des troubles neurologiques. Elle travaille actuellement avec l’INCF, l’International Brain Research Organization (IBRO) et plusieurs autres organisations afin de développer un cadre ouvert en ligne (The INCF Training Space) pour une formation en neuroinformatique accessible dans le monde entier.

Bartha Maria Knoppers

Bartha Maria Knoppers (Ph.D. en droit médical comparé) est professeure titulaire, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit et médecine, et directrice du Centre de génomiques et politiques de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Elle a été présidente du Comité d’éthique et de gouvernance de l’International Cancer Genome Consortium de 2009 à 2017. Elle est présidente du Groupe consultatif d’experts en éthique de l’AMA depuis 2015 et a co-présidé le volet de réglementation et d’éthique du Global Alliance for Genomics and Health de 2013 à 2019. Pendant l’année 2015-2016, elle a été membre du groupe de rédaction de la Recommandation du Conseil de l’OCDE sur la gouvernance des données de santé et a donné la conférence Galton en novembre 2017. Elle est titulaire de quatre doctorats honoris causa et membre de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), du Hastings Center (bioéthique), de l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) et de la Société royale du Canada. Elle est également officier de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec. Elle a reçu le Prix international de la recherche en santé Henry G. Friesen 2019 pour la recherche en santé, le prix Till & McCulloch pour la politique scientifique en 2020 et a été nommée à l’International Commission on the Clinical Use of Human Germline Genome Editing.

Nikola Stikov

Le Dr Nikola Stikov est professeur agrégé de génie biomédical, chercheur à l’Institut de cardiologie de Montréal et codirecteur de NeuroPoly, le laboratoire de recherche en neuro-imagerie de l’École Polytechnique de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la pratique et la communication transparente de la science et la traduction clinique de l’imagerie par résonance magnétique quantitative, et il est reconnu par le Fonds de recherche du Québec comme chercheur-boursier FRQS (Junior 2). En 2014, le Dr Stikov a été nommé Junior Fellow de l’International Society for Magnetic Resonance in Medicine (ISMRM), en 2015 il a lancé deux blogs de vulgarisation scientifique (MRM Highlights et Brain Mapping), et en 2018 il a été élu pour diriger le groupe d’étude sur la reproductibilité de l’ISMRM. Poursuivant ses activités de science ouverte, le Dr Stikov a rejoint en 2019 le Comité directeur de la Plateforme canadienne de neuroscience ouverte et dirige les travaux de publication de cette plateforme.

Rachel Harding

Rachel Harding travaille dans le laboratoire de la Professeure Cheryl Arrowsmith au Structural Genomics Consortium à Toronto en tant que Huntington Disease Society of America Berman Topper Career Development Fellow. Rachel a été formée à l’Université d’Oxford dans le laboratoire de la Professeure Susan Lea où elle a étudié les interactions hôte-pathogène en utilisant des approches structurelles et biophysiques pour comprendre les mécanismes de la pathologie. Rachel travaille maintenant sur la protéine huntingtin qui subit une mutation chez les personnes atteintes de la maladie de Huntington et ses recherches visent à élucider la structure et la fonction de cette molécule protéique. Rachel s’est faite promotrice des pratiques de la science ouverte, entre autre en contribuant à la direction de l’initiative SGC Open Lab Notebooks et en siégeant aux comités directeurs de SPARC et de la PCNO.

Pierre Bellec​

Dr Pierre Bellec est chercheur principal du Laboratoire de simulation et d’exploration du cerveau (SIMEXP) et directeur de l’Unité de neuroimagerie fonctionnelle au Centre de recherche de l’Institut de gériatrie de Montréal (CRIUGM). Son laboratoire utilise des techniques d’exploration de données pour identifier les marqueurs cérébraux dans différents diagnostics de maladies neurologiques. Il est chercheur boursier FRQS (Junior 2) et co-dirige (avec Dr Roger Dixon) l’équipe des biomarqueurs du Consortium Canadien en Neurodégénérescence associée au Vieillissement. Dr Bellec est également directeur scientifique du Courtois Project on Neuronal Modelling, qui utilise des modèles d’apprentissage profond pour imiter l’activité cérébrale et le comportement humain dans différentes tâches. Le laboratoire de Dr Bellec participe à plusieurs initiatives de science ouverte, comme Brainhack et la Plateforme canadienne de neuroscience ouverte. Enfin, Dr Bellec est actuellement président du comité d’éducation de l’Organization for Human Brain Mapping.

Paul Pavlidis

Dr Paul Pavlidis est professeur de psychiatrie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et est un expert en bioinformatique, avec une longue expérience dans le développement de méthodes et d’outils informatiques en génomique fonctionnelle. Le principal objectif de recherche de son laboratoire est de comprendre les fondements moléculaires des troubles neurodéveloppementaux et psychiatriques. Pendant dix ans, Dr Pavlidis a été directeur du Neuroinformatics Core au sein de Kids Brain Health Network, un Centre d’excellence du Canada. À l’UBC, il dirige actuellement le groupe de travail en neuroinformatique du Djavad Mowafaghian Centre for Brain Health et est directeur associé du programme d’études supérieures en bioinformatique.

Stephen C. Strother

Le Dr Strother a obtenu ses diplômes de BSc et MSc en physique et en mathématiques à l’Université d’Auckland, dans sa Nouvelle-Zélande natale, puis un doctorat en génie électrique à l’Université McGill en 1986. Après une formation comme boursier au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York, il s’est joint en 1989 au VA Medical Center à Minneapolis en tant que physicien spécialisé en neuroimagerie et en tant que professeur adjoint de radiologie à l’Université du Minnesota. En 2004, il s’est joint au Rotman Research Institute, Baycrest, en tant que chercheur sénior et en tant que professeur de biophysique médicale à l’Université de Toronto.

Les domaines de recherche du Dr Strother comprennent la neuroinformatique et le calcul de haute performance pour le contrôle de la qualité des données, la conservation, l’interprétation et l’analyse en neuroimagerie (en particulier l’IRMf/IRM, l’EEG et la TEP), ainsi que des bases de mégadonnées cliniques, avec l’aide de techniques statistiques et d’apprentissage automatique, des domaines sur lesquels il a publié plus de 190 articles. Au Canada, il est membre du Comité de direction de la Plateforme Canadienne de Neuroscience Ouverte (PCNO) et siège aux conseils d’administration de programmes de recherche multicentriques comme ceux de l’Ontario sur la neurodégénérescence (ondri.ca) et sur la dépression (canbind.ca). Sur le plan international, il a représenté le Canada au sein du Council for Training, Science and Infrastructure au sein de l’International Neuroinformatics Coordinating Facility, et il est ancien président du comité international des normes neuroinformatiques des National Institutes of Health aux États-Unis. En 2012, il a cofondé ADMdx, Inc. à Chicago, une entreprise d’analyse et de diagnostic médical. Il siège aux conseils d’administration de l’organisation à but non lucratif InDoc Research, une entreprise d’informatique médicale à Toronto, et d’une start-up néo-zélandaise, CVC Ltd, spécialisée dans le vaccin Covid-19.

Jessica Stone

Jessica est la directrice exécutive de la PCNO. À ce titre, elle est chargée d’établir un réseau multidisciplinaire d’institutions partenaires, de développeurs de technologies, de scientifiques et de décideurs politiques afin de poursuivre la mission de la PCNO, qui consiste à enlever les obstacles techniques à la science ouverte et à accélérer la cadence des découvertes. Jessica a précédemment occupé une série de postes de haut niveau dans les domaines de la politique, de la stratégie, de la planification et de l’exploitation au sein d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux au Canada, en Australie et au Japon. Au cours de sa carrière, elle s’est forgé une réputation d’excellence opérationnelle, en réflexion stratégique innovante et en engagement à obtenir des résultats durables. Jessica a obtenu une maîtrise en études politiques à l’Université de New South Wales à Sydney, en Australie.